Les grenouilles

Caisse de Dépot: Qu’est-ce qu’on fait?

Writing by Laurentienne on Wednesday, 28 of November , 2007 at 6:59 pm

Suite au simili-scandale des placements à haut risque de la Caisse de Dépot et Placement du Québec, Henri-Paul Rousseau témoignait à la Commission des Finances Publiques de l’Assemblée Nationale.

Pour faire une histoire courte, il y a quelques faits qui sont ressorti de ce témoignage:

- La Caisse possède 13,2G$ de placement dans les papiers commerciaux non-bancaire

- De cette catégorie, 1G$ est considéré “à haut risque”

- Les pertes relatives à aux papiers commerciaux sont évaluées à 500M$ cette année

- Depuis la crise du crédit, la Caisse est en phase de liquidation de ses placements dans ce secteur

- Depuis 2002, la mission de la Caisse est le rendement, elle a d’ailleurs enregistré des rendements de 12,2% à 15,2%. Cependant, monsieur Rousseau estime que c’est trop, et que le rendement sur une plus longue période se situera autour de 7% annuellement.

Alors, que devons-nous penser de la mission de la caisse?

Doit-elle racheter les entreprises québécoises sur le point de changer de main, au risque d’obtenir un rendement inférieur à 7%, peut-être même négatif?

(Au 31 mars 2007, la dette du Québec atteignait 122G$ avec un taux d’intérêt effectif de 6%.)

Une Caisse de Dépôt et Placement du Québec serait perdante si son taux de rendement a long terme tomberait sous les 4,7% (où son gain en capital serait égal aux 7G$ d’intérêt sur la dette).

Pouvons-nous alors se servir de la caisse pour se créer une marge qui servirait au remboursement de la dette? Il faudrait dans ce cas se demander quel est le niveau de tolérance au risque que les contribuables québécois peuvent supporter. Et a quel point il est moral pour un gouvernement de placer à haut risque de l’argent qui ne nous appartient pas. Il faut aussi se demander combien les Québécois sont prêt à perdre en un an…

Nous avons donc:

Placement de 150G$ à 7% (gains de 10,5G$/année)

Dette de 122G$ à 6% (intérêts de 7G$/année)

Si nous prenions les gains de la caisse pour couvrir l’intérêt et rembourser la dette avec la balance, il faudrait 21 ans pour tout rembourser. Remarquez qu’il faudrait que le gouvernement n’enregistre que des VÉRITABLES budgets équilibré d’ici là et que le taux d’intérêt se maintienne à 7% sur toute la période.

Si en plus de cela nous liquiderions 10G$ par année de la Caisse pour rembourser la dette, cale ne prendrait que 8 ans. (Et la Caisse finirait avec des actifs de 80G$) Nous aurions alors une marge de manœuvre de 7G$ par rapport à aujourd’hui qui pourraient être utilisé pour réinvestir dans la Caisse ou utiliser pour des programmes sociaux.

Les bons comptes font les bons amis.

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Category: Politique Provinciale, Sociétés d'État

Festival Juste pour Rire en automne

Writing by Laurentienne on Thursday, 15 of November , 2007 at 11:00 pm

Les journées sont de moins en moins longues. Certaines personnes sont au prise avec des dépressions saisonnières. D’autres se sentent simplement inactifs….

Que cela ne tienne! L’ASSÉ réssucite encore cette année le grand festival de l’humour syndical!

Des prestations à vous faire mal au ventre!

 Ce matin, on interview deux représentants du club des BS du luxe du Cégèp du Vieux-Montréal concernant le grabuge faite lors de leur manifestation. C’est alors qu’ils nous sortent deux bonnes blagues que les mononc’s comiques devraient mettre dans leur catalogue d’histoires drôles en vue de la saison des partys de Noël qui débute présentement:

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- Vous ne pensez pas que de laisser ses membres se droguer, boire et faire du vandalisme ce n’est pas une bonne stratégie quand on fait face aux policiers?

-Bien justement, les policiers n’avaient pas a venir nous voir.

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-Faire des grafitis sur les murs, ça va aider votre cause?

-Ben la jusqu’aux dernières nouvelles, un mur, ca se peinture!

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 Et ça ne fait que commencer, laissez-moi votre palmarès des meilleurs blagues de grève ou revendication étudiante. Je vous dis, ça pleut!

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Capitalisme et ordre interne

Writing by Grenouille aux Heures Facturables on Wednesday, 14 of November , 2007 at 11:06 pm

Cher lecteur (veuillez noter ici la modestie et l’insécurité exprimée par l’usage du singulier par votre, momentanément, fort humble serviteur, car c’en est bien la seule trace que vous aurez l’occasion de contempler), c’est avec regret que j’ai dû te délaisser pendant, hélas!, plusieurs semaines. Mais c’est avec un plaisir renouvelé que je m’attable ce soir, sous les hospices accueillant de ce weblog on ne peut plus mirifique, à te livrer un message pressant par son importance et prêchant la tolérance.

Les accomodements raisonnables ont menés les québécois à livrer le fond de leurs pensées sur la séparation en l’État et l’Église ainsi que sur leur (manque de) tolérance à l’égard des néo-québécois. En fait, il est important de noter ici que bien que je dise qu’ils livrent le fond de leur pensée, bien loin de moi la sotte idée qui serait que d’affirmer qu’ils ont une pensée profonde et que le «fond» de cette pensée ne soit autre chose que la régurgitation de propos, avouons-le, eux aussi forts vomitifs.

Partant de ce point, Pauline Marois a jugé approprié de ramener à l’ordre du jour la question de la langue, comme si l’épouvantail que représente la disparition éventuel du fait français en terre d’Amérique était conforme à une réalité prouvée et observable dans le quotidien des québécois. Comme si la Loi 101 n’existait pas et comme si le fait d’adopter une législation potentiellement anticonstitutionnelle était quelque chose que l’on fait en improvisant sur le coin de la table.

Je suis pourtant d’avis que toutes nos différences, qu’elles soient culturelles, religieuses ou linguistiques sont atténuées par des intérêts communs, des intérêts monétaires, des intérêts purement commerciaux. Par la magie du capitalisme et de l’économie de marché où le seul langage et la seule religion admissible est celle du profit. Un commerçant étranger s’établissant en région parlera français, non pas pour avoir le droit de vote, mais bien pour pour gagner sa vie convenablement de la même façon qu’un immigrant ouvrier étranger travaillant à l’usine y verra de son intérêt personnel d’apprendre la langue dans laquelle il doit travailler.

Apprendre une seconde langue peut être difficile et on aurait été en droit de croire que madame Marois en sait quelque chose. Or, il n’en est rien. Il faut alors se poser la question à savoir si c’est vraiment la première génération d’immigrants que l’on désire à ce point intégrer, ou bien si c’est leurs descendants? La loi 101 offre des outils indéniables pour intégrer les fils des nouveaux arrivants. Plusieurs d’entre eux seraient sans doute capable de me donner une leçon sur les cabanes à sucre et autres éléments du folklore. N’est-ce pas là une victoire? N’est-ce pas là ce qui compte réellement? La fenêtre de trois ans du Parti Québécois est absolument ridicule et ce projet de loi fut vilipendé à juste raison.

Mais revenons à ce que je disais plus tôt. On reconnaît généralement, dans certains cercles du moins, que lorsque les pays font commerce ensemble, leurs relations internationales s’en trouveront plus fortes vue la naissance d’intérêts communs. N’en est-il pas ainsi avec le commerce à l’intérieur même d’un État?

Je vous laisserai sur les paroles du très sage Voltaire dans ses Lettres philosophiques:

Entrez dans la Bourse de Londres, cette place plus respectable que bien des cours ; vous y voyez rassemblés les députés de toutes les nations pour l’utilité des hommes. Là, le juif, le mahométan et le chrétien traitent l’un avec l’autre comme s’ils étaient de la même religion, et ne donnent le nom d’infidèle qu’à ceux qui font banqueroute ; là, le presbytérien se fie à l’anabaptiste, et l’anglican reçoit la promesse du quaker. Au sortir de ces pacifiques et libres assemblées, les uns vont à la synagogue, les autres vont boire ; celui-ci va se faire baptiser dans une grande cuve au nom du Père par le Fils au Saint-Esprit ; celui-là fait couper le prépuce de son fils et fait marmotter sur l’enfant des paroles hébraïques qu’il n’entend point ; ces autres vont dans leur église attendre l’inspiration de Dieu, leur chapeau sur la tête, et tous sont contents.

S’il n’y avait en Angleterre qu’une religion, le despotisme serait à craindre ; s’il y en avait deux, elles se couperaient la gorge ; mais il y en a trente, et elles vivent en paix et heureuses.

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Category: Entreprise, Langue, Comportements sociaux, Identité, Nationalisme, Culture

Le mythe des leaders démocrates

Writing by Laurentienne on Monday, 12 of November , 2007 at 10:00 pm

Clinton et Obama ne suciteraient pas autant l’enthousiame que les médias québécois le laisseraient croire.

Selon un sondage NBC News/Wall Street Journal effectué entre le 1er  et le 5 novembre dernier, les Américains seraient, avec une bonne marge, favorable au parti démocrate lorsque l’identité des candidats n’est pas mentionnée.

Putting aside for a moment the question of who each party’s nominee might be, what is your preference for the outcome of the 2008 presidential election — that a Democrat be elected president or that a Republican be elected president?

Républicain: 35% Démocrate: 50%

Mais lorsqu’on y rajoute le facteur “candidat”, les démocrates ne semblent pas capable de capitaliser l’attrait pour leur parti:

If the next election for president were held today, and [see below] were the Republican candidate and [see below] were the Democratic candidate, for whom would you vote?

Giuliani (R): 45%         Clinton (D): 46%

Romney (R): 39%         Clinton (D): 50%

Giuliani (R): 42%         Obama (D): 44%

Tompson (R): 37%       Clinton (D): 51%

McCain (R): 43%          Clinton (D): 47%

Romney (R): 36%         Obama (D): 48%

Giuliani (R): 44%         Edward (D): 45%

Giuliani (R): 47%         Gore (D): 46%

La marge d’erreur est de 2,5%

La campagne présidentielle risque d’être plus serrée que le raz-de-marée démocrate annoncé par certains soi-disant spécialistes.

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Le huard et notre égo

Writing by Reine on Sunday, 11 of November , 2007 at 7:05 pm

Il est intéressant de noter à quel point la valeur du dollar canadien, lorsque « plus forte » que celle de la devise voisine américaine, peut paradoxalement avoir un impact sur l’estime sociale des Canadiens tout en angoissant hystériquement certains de nos politiciens.

Notre égo, semble-t-il, gonfle aussi rapidement que le huard, et ce pour différentes raisons.

Outre cet effet positif sur la psyché populaire, le hausse du dollar, comme l’ont souligné politiciens et économistes, entraîne des effets qui, à terme, pourraient contribuer à dégonfler la fierté nationale. Ayant un souci particulier de mon estime personnelle, et donc de celle dérivant directement du groupe social auquel j’appartiens, il est primordial d’étudier ces effets potentiels à des fins préventives pour  le plus grand bien de notre fierté (!).

Une diminution du taux de change (et donc une appréciation de la monnaie canadienne, contrairement à ce que l’on entend souvent[1]) a pour premier effet d’augmenter le prix relatif des biens canadiens à l’étranger. Ainsi, en 2002, lorsque la valeur externe du dollar canadien était de 63,7 cents US, une bouteille de sirop d’érable de 2$CAN coûtait à un Américain un peu moins de 1,26$US. Aujourd’hui, toute chose étant égale par ailleurs, la même bouteille arrachera au même Américain plus de 2,15$US. Entre janvier 2002 et octobre 2007, le taux de change du dollar canadien en dollar américain a grimpé de plus de 66%. N’est-il pas facile d’anticiper dans quel sens variera la disposition des Américains à importer du Canada ?

Face à cette situation, plusieurs ont décrié la « baisse de la compétitivité du Canada à l’étranger ». Un premier bémol doit être ajouté : de janvier 2002 à octobre 2007, la valeur externe du dollar canadien en euro a varié de… 2,8%, alors que la valeur externe du dollar canadien en livre sterling a augmenté de moins de 16%. Ce n’est pas tant notre huard qui s’envole plus que Benjamin Franklin qui s’écroule.

La hausse du dollar canadien a donc entraîné une « baisse de compétitivité » aux Etats-Unis. Plus de 75% de nos exportations y étant toutefois destinées, une attention particulière doit être apportée au taux de change en dollar américain.

Étonnamment, entre 2003 et 2007[2], alors que la valeur externe du dollar CAN passait graduellement de 0,63$US à 0,86$US, ce qui constitue une hausse de plus de 33%, les exportations canadiennes augmentèrent de plus de 14%, passant, en pourcentage du PIB national, de 34% à 35,5%. Madame Pauline Marois, chef du Parti Québécois, demandait récemment au ministre libéral du développement économique, M. Raymond Bachand, comment les entreprises canadiennes feraient pour faire face à une hausse si rapide du dollar. Et bien, semble-t-il, Madame Marois, il suffit de leur demander pour le savoir : bien que les exportations canadiennes vers les Etats-Unis, pour cette même période, aient augmenté d’un maigre 4%, celles en direction du Royaume-Uni et des autres pays de
la Communauté économique européenne (CEE) se sont accrues respectivement de 87% et de 31%. Les exportations en direction des autres pays (autres que ceux nommés ci-haut et le Japon) ont quant à elles grimpé de plus de 49%.

D’autre part, plusieurs raisons nous poussent à nous réjouir de la hausse du dollar canadien. Alors qu’on ne bâtit pas une économie sur la faiblesse d’une devise, il est fort à penser que les gains de productivité que permettront l’achat de nouveaux équipements à l’étranger ainsi que la baisse graduelle des coûts de production grâce à la monnaie plus forte fourniront à l’économie canadienne des bases solides à long terme. La force du huard constitue également une arme implicite contre l’inflation, et on peut même espérer qu’elle contribue à convaincre
la Banque du Canada à assurer des conditions plus favorables aux investissements. En effet, si les prix se stabilisent d’eux-mêmes grâce à la diminution des prix des biens importés, maîtriser l’inflation pour
la Banque du Canada devient d’autant plus facile.

La hausse du dollar, enfin, permettra, ici comme ailleurs, d’augmenter le pouvoir d’achat des Canadiens. Toutefois, comme l’a brillamment souligné Mme. Marois, les détaillants n’ont toujours pas modifié leurs prix pour refléter le gain de valeur relatif du dollar canadien. À quand une politique pour obliger les détaillants à diminuer leurs prix  pour protéger le pouvoir d’achat des Québécois? demanda-t-elle au ministre Bachand. Madame Marois, nous sommes tous impatients d’expérimenter la hausse de notre pouvoir d’achat. Il faut seulement laisser le temps aux détaillants d’écouler leurs stocks datant d’une période où le taux de change n’était pas si favorable. Et ce n’est pas comme si le pouvoir d’achat avait besoin d’être protégé ; personne ne l’a pris d’assaut.


[1] Le taux de change (en $US, par exemple) est la quantité de dollars canadiens que nous devons échanger afin d’obtenir un dollar américain, alors que la valeur externe du dollar canadien est ce que nous obtenons en dollars américains en échangeant un dollar canadien. En ce moment, la valeur externe du dollar est de 1,08$US pour 1$CAN, alors que le taux de change est de 92,6$CAN pour 1$US. On dit donc que le taux de change diminue lorsqu’il y a appréciation de la valeur de la devise concernée.

[2] Soit du 1er janvier 2003 au premier janvier 2007.

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Category: Économie

God Save the Queen!

Writing by Grenouille Mauve on Thursday, 8 of November , 2007 at 10:52 pm

Before my fellow frog Blue has a stroke, let me assure you, this is not our QE2. Quite the opposite! Let us welcome inot our pond “La grenouille Reine”!

Grenouille à forte tendance urbaine, la rana monarchia, ou grenouille reine, est née d’une famille extrêmement répandue sur la surface du globe, quoique toujours menacée par ses prédateurs nationalistes-protectionnistes. Sa multicolorité lui confère toutefois une arme d’une efficacité redoutable, et elle ne craint en rien les sorties diurnes comme nocturnes.

Grenouille attachée à son individualité, la grenouille reine rejette toute subordination à tout ensemble supérieur de rana, et compte ses cousins parmi toutes les sous-branches de grenouilles. Elle est maîtresse d’elle-même.

Ayant une préférence marquée pour la bière, la grenouille reine a un menu très varié. Échangiste notoire, elle aime diversifier le contenu de son assiette tout en convaincant ses partenaires de la qualité de son produit.

Farouchement défenseure de ses choix individuels, elle peut se battre contre d’autres grenouilles.

NOTE : Ne craint pas la reproduction, quoique ne s’étant pas encore reproduite. Attachante.

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La tour de Babel

Writing by Laurentienne on Wednesday, 7 of November , 2007 at 6:00 pm

Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots. Comme ils étaient partis de l’orient, ils trouvèrent une plaine au pays de Schinear, et ils y habitèrent. Ils se dirent l’un à l’autre: Allons! Faisons des briques, et cuisons-les au feu. Et la brique leur servit de pierre, et le bitume leur servit de ciment. Ils dirent encore: Allons! Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre. L’Éternel descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes. Et l’Éternel dit: Voici, ils forment un seul peuple et ont tous une même langue, et c’est là ce qu’ils ont entrepris; maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu’ils auraient projeté. Allons! Descendons, et là confondons leur langage, afin qu’ils n’entendent plus la langue, les uns des autres. Et l’Éternel les dispersa loin de là sur la face de toute la terre; et ils cessèrent de bâtir la ville. C’est pourquoi on l’appela du nom de Babel, car c’est là que l’Éternel confondit le langage de toute la terre, et c’est de là que l’Éternel les dispersa sur la face de toute la terre.-Genèse 11: 1-9

Je laisse le débat religieux de coté, je cite cet extrait de la Genèse car elle introduit bien mon point aujourd’hui. Nous sommes tous nés avec un très lourd handicape qui nous ralenti dans nos développement, qui nous freine dans nos projets.

Nous ne parlons pas tous la même langue. Du moins, nous ne pouvons pas communiquer librement avec tous les êtres humains.

Cet aspect de la vie est un véritable boulet autant collectivement qu’individuellement. Combien de nos concitoyens, au Québec, ne peuvent occuper leur emploi de rêve car ils ne maîtrisent pas assez bien le Français ou l’Anglais? Combien de contrats avons-nous perdus à cause de la barrière de la langue avec des partenaires étrangers? À coté de combien de grandes amitiés sommes-nous passés car nous ne pouvons comprendre la pensée d’un autre être humain?

À défaut de pouvoir ressortir une langue commune à toute l’humanité dans les prochaines décennies, nous pouvons nous ouvrir aux langues les plus communes. Qui ne voudrait pas pouvoir apprendre n’importe quelle langue instantanément et sans effort? Nous devons, le plus tôt possible familiariser les enfants aux plus de langues possibles.

Cependant, il se trouve un courant fort au Québec de protectionnisme linguistique. Un courant qui veut empêcher les langues étrangères de trouver terre d’accueil dans la province, même si cette fermeture au monde voudrait aussi dire qu’on empêche le Français de sortir du territoire aussi. (Au sein de l’Union Européenne, le Français s’est positionné comme langue juridique. C’est en utilisant au maximum les qualités de chaque langue qu’on atteint une coopération efficace.  Mais pour cela, il faut accepter que d’autres langues puissent occuper d’autres niches de spécialisation.)

 La défense de la langue serait, selon certain, la seule chance de salut de la culture québécoise.

Comme si les consommateurs actuels de culture oublieraient magiquement leur langue maternelle.

Comme si une culture ne peut que se développer dans la langue de Molière.

Comme si les oeuvres anglophones, ou allophones, faites par des artistes québécois ne seraient pas de la culture québécoise.

Comme si nos artistes francophones arrêteraient subitement de travailler.

Comme si en Louisianne, on aurait soudainement arrêté de fêter le Mardi Gras.

Comme si en Louisianne, on serait plus malheureux qu’avant.

Comme s’il n’existait pas de culture en Louisianne.

Comme si l’histoire aurait oublié l’empire romain après la mort (évolution) du Latin.

Comme si l’empire romain n’avait eu aucune influence culturelle dont certains aspects sont encore présents aujourd’hui (Allez voir la magnifique Bank of Montreal à la Place d’Arme à Montréal).

Comme si le monde aurait oublié les grandes tragédies grecques, les poètes romains, l’artisanat égyptien.

Se fermer à l’évolution naturelle sélective linguistique, c’est vivre dans le passé, refuser l’évolution, et manquer de respect envers les prochaines générations. C’est mettre une grosse cloche de verre sur le Québec où le temps serait arrêté, où la science, les découvertes, la recherche, iraient au rythme des états francophones et non au rythme de l’humanité entière.

…C’est détruire la tour de Babel

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Je vous présente le nouveau millitant adéquiste

Writing by Laurentienne on Sunday, 4 of November , 2007 at 11:00 pm

Je parlais avec un nouveau millitant adéquiste dernièrement. Un jeune très motivé, un millitant de qualité, mais…

 …Mais il fait parti de cette nouvelle vague de millitants. Celle qui hésitait entre l’ADQ et le PQ. Celle qui millite pour l’autonomie du Québec car ils sont souvrainistes étapistes. Celle qui voit le débat sur les accomodements raisonnables comme une façon d’enrailler la langue anglaise du territoire de la province.

Ça sonnait à peu près comme suit:

LAURENTIENNE: Bonjour, que penses-tu du nouveau sondage?

NOUVEAU MILLITANT: Notre baisse est réelle mais pas autant que le sondage le laisse croire. De plus, je crois que les deux facteurs de notre baisse sont le projet d’infractucture libéral et le projet de loi sur la citoyenneté du PQ. Ça explique un mouvement de l’ADQ vers le parti libéral et de l’ADQ vers le PQ.

LAURENTIENNE: Le PQ est stable depuis la rentrée parlementaire…

NOUVEAU MILLITANT: Ils ont gagné 3 points depuis les dernières élections. Moi, je crois que l’ADQ devrait appuyer le projet de loi du PQ, question de principe. De toute façon, nous avons de quoi de semblable dans notre programme.

LAURENTIENNE: C’est surtout écrit que tous les résidents de la province de Québec sont des Québécois.

NOUVEAU MILLITANT: Oui, malheureusement

Et sur ce, il me laisse en me conseillant un ouvrage d’un auteur souvrainiste.

L’ADQ devra clarifier ses plans devant ses propres millitants ou elle perdra leur cohésion. La brèche entre les deux grands courants idéologique chez leurs partisans est très large. Déjà, les loose canons commencent à apparaître.

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Les Beaucerons ont compris

Writing by Grenouille urbaine on Friday, 2 of November , 2007 at 1:22 am

J’ai toujours admiré les Beaucerons puisqu’ils considèrent que l’État leur nuit plus qu’autre chose quand celui-ci tente de les aider. Ils sont la preuve que le Québec regorge de talent(que l’État écrase sous sa masse corporelle tel un obèse dans un siège de cinéma).  Ils veulent juste qu’on les laisse créer de la richesse avec leur propres capacités et c’est une réussite!

Aujourd’hui, j’ai une raison de plus d’apprécier les beaucerons puisqu’il semble que c’est la seule région du Québec qui a réussie à ne pas s’humilier dans le cirque de la Commission Bouchard-Taylor. Tous les Beaucerons qui sont intervenus ont semblé ouvert à l’immigration, allant même jusqu’à mentionner (comme je l’ai fait à maintes reprises) que l’intégration n’est qu’une question d’opportunités économique. Voici ce que le maire de Saint-Georges (un vieux blanc barbu qui remplit le stéréotype du mec des régions) avait à dire de pertinent;

Le maire croit que les nouveaux arrivants doivent respecter les valeurs des communautés locales qui les accueillent. Toutefois, il estime que le gouvernement doit faciliter leur établissement, notamment en leur proposant des emplois décents.

Il souligne que les besoins de travailleurs spécialisés, entre autres dans le domaine de la santé, sont importants et affirme que les élus doivent agir afin que les corporations professionnelles reconnaissent leurs compétences.

Bordel, même à Montréal on est incapable d’une telle intelligence. Je suis bien content de voir qu’il existe des gens qui comprennent que les immigrants c’est pas des gens méchants, c’est juste des gens qui veulent mieux vivre. Il suffit de leur laisser la chance!

D’ailleurs, c’est pas comme si on sélectionnait les élements les  plus difficiles à intégrer socialement. On accepte presque juste des immigrants qui ont une connaissance du français, alors c’est pas vraiment dur à intégrer. Et comme je dis toujours, si ca ne se fait pas à la première génération, ca se fera avec les enfants d’immigrants(comme moi! Oui! Je suis un enfant d’immigrant d’un coin salement pauvre de l’Europe).

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D’un parti qui a la grippe

Writing by Laurentienne on Wednesday, 31 of October , 2007 at 11:00 am

La grippe frappe tôt cette année au caucus adéquiste. En effet on apprennait que, loin d’une catastrophe cependant, le parti affiche une tendance à la baisse au niveau des intentions de votes.

Est-ce madame Pauline qui a réussi, par son projet d’un Québec soviétique, à rammener au bercail les péquistes mous qui s’étaient laissés tenter par les idées nationalistes et autonomistes ?

…non

En fait le seul mouvement de masse observable se trouve chez les électeurs francophones, qui délaissent le parti de Mario Dumont pour aller rejoindre les libéraux.

Le débat sur l’identité n’est donc pas directement responsable de la tendance à la baisse adéquiste. C’est plutôt l’abandon des valeurs de bases du parti qui prévalaient à l’époque (belle époque) où il pronaît une idéologie plus à droite que le PLQ.

Une époque où l’interventionnisme de l’état dans l’économie les dégoutait, où le gaspillage dans les ministères les outrait, où la fiscalité étouffante aux entreprises et aux particuliers les décourageait…

Un ami à moi en parle justement sur son blog. Un billet qui exprime bien ce que j’entend souvent de la part des millitants de l’aile “droite économique” du parti. (Ce même ami parlait des deux grandes factions du parti sur son blog qui parle des aléas de la vie de commis de dépanneur, mais il n’a malheureusement pas transféré le billet en question sur son nouveau blog, allez lui mettre de la pression pour qu’il le fasse)

Alors que le PQ a la facheuse habitude d’être prêt à perdre 10 votes à droite pour en gagner 1 à gauche, l’ADQ est en train de développer une habitude semblable. Perdre 10 votes de “néo-libéraux” pour gagner un vote de “national-protectioniste”.

Sur une autre note, les organisateurs adéquistes devraient laisser les députés devenir des vedettes. Même après 6 mois, la plupart des gens ne peuvent me nommer que 2 députés maximum, Dumont et Taillon. Mais ce parti regorge de personnalités fortes, à qui on ne laisse pas assez de place. Caire, Morissette, Desrochers, Lapointe, Therrien… pour ne nommer que ceux là. L’ADQ n’améliore pas sa cote lorsqu’on demande à la population qui possède la meilleure équipe. On ne s’attend pas qu’ils passent en première place du jour au lendemain, mais après 6 mois on aurait pu voir une certaine augmentation.

J’ai encore espoir que le parti se corrige pour redevenir cette formation pleine d’espoir qu’elle était à l’époque de leur congrès de Trois-Rivière, avant les élections.

Je suis peut-être naïf, la grippe est peut-être déjà devenue pneumonie…

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Category: Libéralisation, Politique Provinciale

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Le terme ''frog'' est inacceptable pour les Québécois. Mais, nous nous en foutons complétement. Nous aimons en rire. Résolument fédéralistes, nous sommes aussi relativement à droite. Notre grande aspiration est de faire crier de frustration les apôtres de la souveraineté, d'encourager les fédéralistes à se prononcer et de promouvoir des politiques publiques qui font appel au marché.